Attends-moi Ernest

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Quand on est un écrivain en panne d’inspiration, tous les moyens sont bons pour sortir de l’anonymat. Benjamin rêve d’égaler Ernest Hemingway. Aaah… Hemingway. Une agitation permanente, presque mystique. Un colosse. Mais un colosse qui connaissait peut-être la peur. Peur de la page blanche, de la déchéance, comme un vieux pêcheur à la recherche de son dernier espadon. Il n’empêche : quelle vie trépidante ! Alors, c’est décidé : Benjamin mènera la vie tumultueuse de son idole. Seul problème, il vit en Belgique… Commence alors un voyage improbable dans un pays en plein marasme, en proie au doute et à la désespérance. Et dans l’ombre portée de son héros, cette question : quel est le prix à payer pour la célébrité ?

 

Roman, 60 pages, chez Imprimages. Le livre peut être commandé directement à l’auteur. Prix de vente: 7  euros (sans les frais éventuels d’envoi).

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Attends-moi Ernest… soon!

« Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n’y a pas de signalisation »

Ernest Hemingway

Bientôt sur ce blog, des nouvelles d’ « Attends-moi Ernest »; un court roman qui vous emmènera en Wallonie profonde sur les pas d’un célèbre écrivain… A suivre!

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La Fureur de lire… avec Laurent D’Altoe

La Fureur de lire... avec Laurent D'altoe

Quatre rendez-vous avec l’auteur d' »Allez en paix! »,
à l’occasion de la sortie de son roman:

> 14/10 à 14h, FGTB – 23/3 Pont aux Lions, 4800 Verviers
> 24/10 à 18h, FGTB – Charleroi, 36-38 Boulevard Devreux, 6000 Charleroi.
> 29/10 à 18h, Namur (encore lieu à préciser).
> 30/10 à 19h, Salle du Rapido – Place Albert 1er , 6530 Thuin.


« Allez en Paix ! »… sorti de presse

Un homme ordinaire, revenu de tout, se trouve bien malgré lui, entraîné dans une quête à la fois policière et personnelle. Dans une bourgade frileuse et provinciale, les démons du passé vont tendre la main aux peurs contemporaines pour former une tempête de haine et de peurs irraisonnées. Au milieu, un homme tente à tout prix de rester debout. Dans le style savoureux qu’on lui connaît, Laurent D’Altoe brouille les pistes dans ce court roman qui mélange allègrement les genres : espionnage, intrigue policière, peinture sociale, sur fond de recherche d’identité. Et si tout cela était déjà en train de se produire devant nos yeux incrédules ?

Dans la petite musique qui accompagne les pérégrinations de son « héros », il fait vibrer avec ironie les paradoxes – entre petitesses (beaucoup !) et grandeurs (parfois…) – de la nature humaine.

En pratique

Paru aux Éditions IREZUMI. Diffusion en librairie (en cours). Les points de vente seront annoncés prochainement ici même (l’ouvrage est disponible auprès de l’auteur également).

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Allez en Paix!

couverture Allez en paix -final cut - hte def 16 05 2013

 

 

C’est bien connu : les enterrements sont d’un ennui mortel.

Mais quand Raymond atterrit par mégarde dans une cérémonie funéraire où il n’aurait jamais dû se trouver, c’est toute la bourgade de Chambon-les-deux-églises qui voit ses vieux démons se réveiller.

Un passé dont personne n’est vraiment fier…

« Allez en Paix », c’est le nouveau roman de Laurent D’Altoe, à paraître aux éditions IREZUMI.

Disponible en octobre 2013 dans les (quelques-unes en tout cas ;)) bonnes librairies…

Vous voulez en savoir plus? Voici le début…

ALLEZ EN PAIX

I. Heureux hasard

-Je suis le roi des ploucs !

Raymond n’en revenait pas : comment pouvait-on être aussi distrait ?

Chambon-les-deux-églises. C’était pourtant très clair, limpide même. Un bled complètement inintéressant et pourvu de…. deux églises. D’où l’intérêt de bien se renseigner quand, comme lui,  on se voyait contraint de présenter ses condoléances à la famille d’un obscur collègue à qui il n’avait pas dû adresser plus de cinq phrases en deux décennies de boulot.

Mais voilà, faute d’avoir bien étudié le faire-part, il se retrouvait à Sainte Juliette des Sept Douleurs alors que la cérémonie funéraire où il était sensé se rendre se déroulait à Notre Dame des Lépreux Bienveillants. Comme il était écrit que sa journée serait pourrie, un enterrement avait également lieu dans l’église où il était entré par erreur. Il ne pouvait donc pas ressortir décemment sans demeurer un bon quart d’heure, confit dans une dévotion aussi feinte que les regrets de l’Otan après un bombardement foireux en Afghanistan.

Pour le reste, c’était une mise en bière on ne peut plus classique avec mines de circonstances et cercueil en bois verni. Le prêtre avait  à peu près l’âge du bâtiment et l’unique enfant de chœur semblait porter tout le poids de la pédophilie vaticane sur les épaules. Bref, la maigre assemblée voulait surtout ne pas traîner là.

Raymond prenait son mal en patience quand une main quasi momifiée le tira par la manche.

-Vous n’êtes pas de la famille ?

Damned, il était découvert! La vieille dame à ses côtés le dévisageait avec suspicion.

-Heu, non, je…

-Tant mieux, tous des pourris. C’est mon frère que l’on enterre chuchota-t-elle. 95 ans et pauvre depuis 1945. Les salauds, ils ne l’ont pas épargné !

Raymond pensa si fort que la petite vieille en noir radotait qu’elle dut s’en rendre compte.

-Je ne suis pas gâteuse mon garçon. Mon pauvre Gilbert, quand il est rentré des camps, il ne lui restait rien. Tenez, lisez  et faites-en ce que bon vous semble. Adieu Monsieur.

Avant qu’il n’ait pu réagir, la silhouette endeuillée quittait le chœur. Il lui fallu encore quelques secondes pour réaliser qu’elle lui avait glissé une petite enveloppe brune dans la main ; subrepticement, presque par hasard.

-Complètement givrée la pauvre…

Après avoir présenté de fausses condoléances à des gens qu’il ne connaissait pas, il put enfin s’échapper et se dirigea vers le petit café de la place. Comme tous les établissements de ce genre,  deux ou trois habitués tenaient lieu de foule en délire. Raymond commanda un petit noir serré et ouvrit l’enveloppe.

Rien de bien excitant à première vue : des copies d’actes de propriété, des documents de cession d’une entreprise,… son regard s’arrêta sur une photo miséreuse. Un homme très maigre se trouvait là, devant une

enseigne  d’usine : «Aciers Legrain». Au dos du cliché une inscription : «Retour de Dachau, juin 1945».

Raymond ne s’était jamais beaucoup préoccupé du sort d’autrui, qu’il soit proche ou lointain. Il flirtait avec la cinquantaine pernicieuse tout en éprouvant le vague sentiment douceâtre de ne manquer à personne, vu qu’il se fichait complètement du reste de l’humanité. Mais allez savoir pourquoi, cette histoire l’intriguait.

-Et avec ça, ce sera tout ?

[La suite dans la version papier!]


Un temps à vous offrir une petite nouvelle…

                                                                      

UN COIN DE PARADIS

– Encore un cocktail Monsieur ?

Simon s’interrogeait : comment le serveur qui venait de s’adresser à lui pouvait-il supporter son smoking par une chaleur pareille ? Trente degrés minimum. Et la journée ne faisait que commencer. Lui-même se sentait déjà cuire sous son parasol.

Un cocktail… L’idée méritait assurément d’être envisagée : Cuba Libre, Tequila Sunrise… Le choix était large. Ceci dit, Simon avait déjà copieusement testé la carte ce matin. Peut-être valait-il mieux se réserver pour le repas de midi : un pantagruélique buffet où homards et langoustines vous faisaient les yeux doux. Il fallait rester raisonnable ; de la volonté que diable !

– Non merci mon brave. Tout à l’heure, peut-être…

Quelques vaguelettes venaient amoureusement lui lécher les orteils.

Simon avait atterri il y a deux jours sur ce petit bout d’île enchanteur perdu dans un océan bleu piscine.

Déjà, il éprouvait les pires difficultés à se remémorer ce qu’avait pu être sa vie avant. Oh bien sûr, ce n’était pas le bagne, juste une petite existence routinière perdue entre un logis sans âme et d’interminables navettes ferroviaires. Comme il avait détesté ces maudits trajets, coincé sur des banquettes minables, dans des wagons sales et surpeuplés d’où émanaient les putrides relents de sueur et d’ennui.

Et puis, telle une renaissance, il y eut cet héritage, aussi inespéré que plantureux. Le genre de somme qui vous met à l’abri de la mesquinerie pour le reste de votre existence dorénavant dorée.

Simon n’avait pas hésité, sa première dépense fut consacrée à un savoureux voyage sous les tropiques. Comme bon nombre de ses contemporains vivant dans des contrées dites tempérées, il avait un besoin effréné de soleil, de chaleur caressant des peaux bronzées, de sable brûlant… Et là, le rêve était enfin devenu tangible, aussi réel que cette fille qui se baigne, laissant entrevoir les courbes voluptueuses d’un corps mordoré. Non, décidément, Simon se demandait comment il avait pu exister avant.

De toute façon, son esprit était déjà mobilisé par d’autres tâches urgentes : le tennis du soir à préparer, la drague de la belle brune au bar à organiser, le…

– Monsieur, Monsieur ?

L’homme qui s’adressait à lui portait un costume gris et un képi.

La plage se mit à tourbillonner, le ciel azur se déchira, la mer s’évapora en un éclair.

– Monsieur, nous sommes à Bruxelles-Nord, gare terminus. Tout le monde descend.

Simon sentit monter en lui l’ultime désespérance. Dehors, il pleuvait, comme toujours…

Laurent D’Altoe


Lendemains qui hurlent – Nouvelles

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Un homme croise son père décédé;

un vieillard décide de se révolter contre le monde;

une mouche sème la zizanie dans un ménage…

Le quotidien dérape vite, trop vite!

Et la mort n’est jamais loin…

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> Recueil de nouvelles publié dans la Collection

« Textes courts » – Éditions Irezumi

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Un extrait, ici

 

Le livre peut être commandé directement à l’auteur

Prix de vente: 9,5 euros (sans les frais éventuels d’envoi)

Il est en vente ici:

Librairie de la Reine
Grand place, 9,
7130 Binche
Tél: 064/330660
Mail: info@librairiedelareine.be

et là:

Librairie Paper ‘AS

Av. Astrid 3-5

6280 Gerpinnes

Tél: 071/65 11 36

Mail: paperas@skynet.be

 

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